C’est un commentaire sur le blog en anglais, Living the Life in Saint-Aignan qui m’a remis en mémoire cet épisode de mon enfance.
Ken, l’auteur du blog, y raconte que sous un cerisier près de chez lui, il y a des crottes de daim truffées de noyaux de cerises.
Quand j’étais petite, comme tous les enfants, je croyais dur comme fer tout ce qui sortait de la bouche de mes parents. Et ce qui en sort peut être incroyablement angoissant.
L’un de mes pires souvenirs, c’est une histoire de cerises. Ma mère, qui craignait toujours beaucoup pour ma santé et qui, sans doute, ne voulait pas que je mange trop goulûment, m’avait dit qu’il fallait faire très attention lorsqu’on mangeait des cerises, à ne pas avaler de noyaux.
Il faut faire très attention et recracher les noyaux. Si tu avales un noyau, il te poussera un arbre dans le ventre !
Et moi, à sept ou huit ans, je l’ai crue ! Un soir, j’avais, par mégarde, avalé un noyau, et n’osais pas le dire pour ne pas me faire gronder. Je suis allée me coucher sans rien dire et suis restée pendant ce qui m’a semblé des heures, les yeux ouverts dans le noir, imaginant cet arbre, ce cerisier, qui allait bientôt m’envahir.
J’ai fini par me lever et aller voir ma mère en sanglotant.
Et elle a ri !
Mais voyons, grosse bête, ce n’est pas vrai ! C’est juste que ce n’est pas bon pour la santé !
Mais rien ne pouvait plus calmer mon angoisse. Ma confiance aveugle était entamée. Je ne la croyais plus. Rien n’a su me rassurer, sauf le lendemain, un épisode sur le pot suivi d’une recherche du noyau coupable.
Vous imaginez ces pauvres daims, avec des cerisiers leur sortant par les oreilles !!



Je crois qu’on est tous passés par là … avec tous les noyaux de cerises que j’ai avalés dans mon enfance, je devrais abriter une forêt !
qui n’a pas entendu ce reproche !! bon après midi.
Mais oui c’est vrai on racontait cela aux enfants ! Mais il y avait des petits renards qui n’y croyaient pas du tout et laissaient les parents avec leurs illusions !
Nous c’était les pépins des pastèques. On essayait de ne pas en avaler mais c’était presque impossible.
Ah le pouvoir des mots d’une mère…
D’accord Ken. My mom told me not to swallow watermelon seeds. If I did a watermelon would grow in my stomach.
ah elle est géniale cette histoire !
Quand j’étais gamine un cousin m’avait raconté qu’il ne fallait pas toucher les crapaux sinon au même endroit l’année d’après, on aurait une peau de crapaud… la tentation était trop forte j’ai touché un crapaud… un an c’était loin, je m’étais dit que sur le bras ça se verrait pas trop ;o) …
je repense à ton histoire, justement on a mangé des cerises, mais quel pouvoir de la parole des parents sur les enfants ! et aussi risquer la confiance pour finalement une fable (un peu comme Noël ou la petite souris)…
Ma mère nous disait la même chose, tu me rappelles des bons souvenirs.
Je viens seulement de découvrir votre/ton glog, Claude ! Et j’adore cette histoire ! Oui, ça nous replonge dans nos angoisses d’enfant… Mais à presque 59 ans, ça me fait sourire et me donne de la nostalgie… Bien amicalement ! Mary (amie de Ken et Walt, rencontre au restaurant où le Président OBAMA a dîné et membre de eTeach
!)