C’est un clip vu sur le blog d’Effets Secondaires, qui m’a remis Leonard Cohen en mémoire.
L’année, c’est 1970. Je suis partie aux Etats-Unis pour un an, comme lectrice à l’université d’Illinois, à Champaign-Urbana, dans le cadre d’un programme d’échange. En fait, j’y resterai deux ans.
Si j’étais restée un an de plus, j’y aurais rencontré Ken, de Living the Life in Saint-Aignan, mais ce n’est que l’an dernier que nous avons fait connaissance, par l’intermédiaire de nos blogs.
Pour revenir à Suzanne, j’ai écouté cette chanson ainsi que So long Marianne, et d’autres sur la cassette que je possédais à l’époque, et que j’ai encore, bien que je n’ai plus de lecteur de cassettes.
Si je pouvais choisir de revenir à un âge de ma vie, ce serait ce moment-là, et pas mes vingt ans.
C’est l’époque des hippies, des flower children, des longues nuits d’été dans la chaleur moite du Middle-West.
A mon retour, j’ai rencontré celui qui allait devenir mon mari. Il chantait et jouait (très bien) de la guitare et était lui aussi fan de Leonard Cohen.
C’est au son des chansons de ce vieux monsieur de 74 ans que je rédige cette note, et je trouve qu’elles tiennent toujours la route, mais peut-être est-ce un effet de la nostalgie.










Je ne comprends pas l’anglais, mais je me souviens de cette chanson. Bonne journée !
Moi aussi, juste pour l’époque …
Bon week-end Claude ;))
C’est marrant, moi aussi je suis tombée sur ces chansons il y a quelques mois et j’aime toujours autant !
Cet été, il y avait tous les mardi sur arte une émission qui s’appelait “summer of love” et on a revu des films, des documentaires, des concerts des années 1970 !
Et en revoyant tout ça, je me suis dis que j’avais beaucoup aimé cette période et que si je devais revenir à une période de ma vie, ce serait celle-là ! Même si j’avais 20 ans ! :-))
Ce qui me frappe c’est l’attitude des fans. Enthousiastes, admiratifs, mais surtout respectueux. Ecouter Leonard Cohen et d’autres chanteurs de cette époque c’était partager un espoir.
Il me semble que ceux qui salissent cet idéal de la fin des années 60 et des années 70, qui ne voient que par l’argent et un capitalisme sans limites, vont faire réémerger des artistes qui exprimeront de nouveau ce genre d’idées. Enfin, c’est un de mes espoirs…
Oui, j’ai atterri sur ce grand campus de l’Université d’Illinois en septembre 1971. J’étais paumé ; ce n’était pas le Sud américan que je connaissais si bien, et la mer me manquait beaucoup. J’écoutais moi aussi Leonard Cohen, et puis Judy Collins qui chantait ses chansons ainsi que celles d’une autre artiste qui allait marquer une génération, Joni Mitchell. Cohen et Mitchell, deux canadiens… donc venant loin de ma Caroline natale…
Moi aussi j’aime beaucoup ces deux chansons, et Leonard Cohen. Je t’envie d’avoir pu vivre là-bas !
@ Fauvette, c’était une époque géniale pour être là-bas.
@ Ken, moi aussi j’adorais Judy Collins, et Joan Baez
@ Ed, oui, d’accord avec toi, on partageait un espoir, et on y croyait.
@ Lalita, oui, moi j’avais plus près de trente ans…
Je suis né cette année là, alors tu te doutes que j’ai découvert Leonard Cohen nettement plus tard… Depuis je me suis rattrapé. A cette magnifique chanson qu’est Suzanne, je rajouterai Famous Blue Raincoat, à écouter absolument.
MES DAMES MESSIEURS JE VOUS PASSE LES PAROLES DE CETTE CHANSON,
….C UN GRAND MONSIEUR
Paroles de SuzanneSuzanne takes you down to her place near the river
You can hear the boats go by
You can spend the night beside her
And you know that she’s half crazy
But that’s why you want to be there
And she feeds you tea and oranges
That come all the way from China
And just when you mean to tell her
That you have no love to give her
Then she gets you on her wavelength
And she lets the river answer
That you’ve always been her lover
And you want to travel with her
And you want to travel blind
And you know that she will trust you
For you’ve touched her perfect body with your mind.
And Jesus was a sailor
When he walked upon the water
And he spent a long time watching
From his lonely wooden tower
And when he knew for certain
Only drowning men could see him
He said “All men will be sailors then
Until the sea shall free them”
But he himself was broken
Long before the sky would open
Forsaken, almost human
He sank beneath your wisdom like a stone
And you want to travel with him
And you want to travel blind
And you think maybe you’ll trust him
For he’s touched your perfect body with his mind.
Now Suzanne takes your hand
And she leads you to the river
She is wearing rags and feathers
From Salvation Army counters
And the sun pours down like honey
On our lady of the harbour
And she shows you where to look
Among the garbage and the flowers
There are heroes in the seaweed
There are children in the morning
They are leaning out for love
And they will lean that way forever
While Suzanne holds the mirror
And you want to travel with her
And you want to travel blind
And you know that you can trust her
For she’s touched your perfect body with her mind.