En me promenant de Charonne à Odéon, j’ai fait un petit crochet par le boulevard Richard-Lenoir.
Dans le temps jadis, mon oncle et ma tante habitaient au boulevard Richard-Lenoir, et le dimanche, je prenais le métro et venais les voir au deuxième étage d’un immeuble que je ne crois pas avoir jamais regardé à l’époque, d’autant qu’il était plutôt gris et sale. J’ai été y faire un tour, ai traversé la rue et ai découvert un très bel immeuble. Le ravalement fait bien les choses.
J’en ai passé des dimanches à jouer sur le balcon avec ma cousine. Il y avait cette plaque que nous avions vue, bien sûr, mais qui ne nous disait rien. Juste une liste de noms.
Une petite recherche sur Internet m’a permis de voir qu’il s’agissait d’oeuvres de Michel-Jean Sedaine, et après tout, quoi de plus naturel, puisque nous sommes à l’angle de la rue Sedaine.
En traversant le boulevard, j’ai vu que l’immeuble s’ornait des initiales de Sedaine et d’un médaillon qui le représente probablement.
Ah, ces dimanche midi où nous déjeunions chez ma tante Fanny, où ça fleurait bon la quiche-lorraine et le cake aux fruits confits, –ma tante était une excellente cuisinière– et où mon oncle Henry nous emmenait ensuite nous promener.







Je ne sais pas comment c’est à Paris, mais ici la commnune participe financièrement au ravalement de certaines maisons. Elle a même obligé un promoteur, à garder la facade d’un immeuble qui devait être rasé, s’il voulait avoir le permis de construire. Ce qui fait que la rue a gardé le cachet qui était le sien dans les années 40. Bises !
Jolie balade nostalgique, on a tous nos madeleines … Je ne connais pas ce quartier de Paris, mais je crois bien que c’était aussi l’adresse du commissaire Maigret.