Mon amie Monceau repartant bientôt dans ses Etats-Unis d’origine, nous avons rendu hier notre dernière visite photographique au Cimetière du Montparnasse, où, par l’intermédiaire de flickr , nous nous sommes rencontrées pour la première fois, il y a déjà quelques années.
Une promenade qui a commencé devant la tombe de Beauvoir et Sartre, qui se trouve quasiment à l’entrée principale du cimetière. Elle était hier quasiment recouverte de tickets de métro, de petits cailloux, sans compter les traces de baisers sur la partie verticale de la tombe.

Les visiteurs confondent-ils Simone et Jean-Paul avec Oscar Wilde qui lui, est au Père-Lachaise ?
D’ordinaire, je ne recherche pas les tombes célèbres, mais plutôt les insolites, comme celle-ci, ornée d’un poisson souriant, un poisson-femme, oui, oui, il ou plutôt elle, a des seins.

C’est Monceau qui l’a découvert cet été et je ne l’avais jamais croisé(e).
Puis nous avons traversé la rue, Montparnasse étant séparé en deux parties distinctes et là, sommes passées devant la tombe du Capitaine Dreyfus. Comme je viens de lire l’intéressant livre de Michèle Kahn, Justice Pour le Capitaine Dreyfus, qui curieusement se trouvait dans le rayon littérature pour adolescents à la FNAC (ça me rajeunit), j’ai eu envie de (re)voir cette tombe.

Juste à côté, caché par les herbes folles, ce médaillon en voie de disparition.

Lorsque je vois toutes les tombes, certaines encore fort belles, des œuvres d’art témoins de leur époque, dont les emplacements vont être remis en vente, eh oui, on manque de place dans les cimetières et si une tombe n’est pas entretenue depuis très longtemps, elle va sans doute disparaître, quand je vois ces tombes donc, je me demande toujours ce que va faire le conservateur du cimetière des sculptures, parfois abimées, mais encore très belles, des portes ornementales, des vitraux, des statues.
J’aurais bien envie d’aller interviewer un conservateur de cimetière, ils ont certainement des choses intéressantes à dire.
Notre promenade s’est terminée en beauté par une découverte.
Cet été, Monceau et moi avons découvert et cherché des mosaïques de l’artiste Jérôme Gulon, qui signe JG, qui ornent les murs parisiens. Telle celle-ci, Place Vendôme, découverte par hasard au mois d’août.

Ses mosaïques ont beaucoup évolué au cours des années, mais je trouve les dernières très émouvantes, qui comprennent un portrait, et de petits symboles qui n’appartiennent qu’à lui, un petit papillon, une puce informatique ou autre.
Et soudain, alors que nous nous dirigions vers la sortie, Monceau a aperçu une mosaïque du coin de l’œil, sur une tombe et c’était bien une mosaïque de Jérôme Gulon.

J’ai alors pensé qu’il y en avait peut-être d’autres et alors que nous sortions, à l’extérieur, cette autre collée sur le mur du cimetière, un petit papillon, nous attendait.

Un point d’orgue à notre promenade.
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