Deux vues de Venise

Je suis allée faire un petit tour à Venise, où, évidemment, j’ai pris quantité de photos. Mon problème, maintenant, avec les photos que je prends, c’est que quand je rentre, je me sens débordée paresseuse, et je suis trop occupée j’ai la flemme de les ranger.

En voici tout de même une, archi-classique, on pourrait même dire un cliché absolu, mais quoi, le coucher de soleil à Venise, ça vaut tout de même une photo, non ?

sunset

Si vous n’aimez pas les clichés, j’en ai pris une autre parce que le sujet m’a fait rire.
Ce pauvre vieux pigeon essaie vainement de se réchauffer ou de faire sécher ses plumes, je ne sais, pendant que ce joyeux petit oiseau en fer forgé se moque gentiment de lui derrière son dos!

Drying its feathers in the sun

Et pour le cas où vous auriez fait un tour sur mon flickr, OUI, toutes mes photos sont carrées, sauf celles que j’ai retouchées, et NON, je ne suis pas dans ma période carrée, n’étant pas une artiste, je n’ai pas de période, j’ai tout simplement fait une fausse manœuvre juste avant le mariage de ma fille, et toutes mes photos, je dis bien toutes, entre le mariage et mon retour d’Italie sont carrées. Comment j’ai fait mon compte ? Je devais être dans un état second !

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Au Cimetière du Montparnasse, hier

Mon amie Monceau repartant bientôt dans ses Etats-Unis d’origine, nous avons rendu hier notre dernière visite photographique au Cimetière du Montparnasse, où, par l’intermédiaire de flickr , nous nous sommes rencontrées pour la première fois, il y a déjà quelques années.
Une promenade qui a commencé devant la tombe de Beauvoir et Sartre, qui se trouve quasiment à l’entrée principale du cimetière. Elle était hier quasiment recouverte de tickets de métro, de petits cailloux, sans compter les traces de baisers sur la partie verticale de la tombe.

Sartre and Beauvoir grave, detail

Les visiteurs confondent-ils Simone et Jean-Paul avec Oscar Wilde qui lui, est au Père-Lachaise ?
D’ordinaire, je ne recherche pas les tombes célèbres, mais plutôt les insolites, comme celle-ci, ornée d’un poisson souriant, un poisson-femme, oui, oui, il ou plutôt elle, a des seins.

Fish

C’est Monceau qui l’a découvert cet été et je ne l’avais jamais croisé(e).
Puis nous avons traversé la rue, Montparnasse étant séparé en deux parties distinctes et là, sommes passées devant la tombe du Capitaine Dreyfus. Comme je viens de lire l’intéressant livre de Michèle Kahn, Justice Pour le Capitaine Dreyfus, qui curieusement se trouvait dans le rayon littérature pour adolescents à la FNAC (ça me rajeunit), j’ai eu envie de (re)voir cette tombe.

La tombe du Capitaine Dreyfus

Juste à côté, caché par les herbes folles, ce médaillon en voie de disparition.

mosaic made with BigHugeLabs

Lorsque je vois toutes les tombes, certaines encore fort belles, des œuvres d’art témoins de leur époque, dont les emplacements vont être remis en vente, eh oui, on manque de place dans les cimetières et si une tombe n’est pas entretenue depuis très longtemps, elle va sans doute disparaître, quand je vois ces tombes donc, je me demande toujours ce que va faire le conservateur du cimetière des sculptures, parfois abimées, mais encore très belles, des portes ornementales, des vitraux, des statues.
J’aurais bien envie d’aller interviewer un conservateur de cimetière, ils ont certainement des choses intéressantes à dire.

Notre promenade s’est terminée en beauté par une découverte.
Cet été, Monceau et moi avons découvert et cherché des mosaïques de l’artiste Jérôme Gulon, qui signe JG, qui ornent les murs parisiens. Telle celle-ci, Place Vendôme, découverte par hasard au mois d’août.

Space invader? Mosaic

Ses mosaïques ont beaucoup évolué au cours des années, mais je trouve les dernières très émouvantes, qui comprennent un portrait, et de petits symboles qui n’appartiennent qu’à lui, un petit papillon, une puce informatique ou autre.
Et soudain, alors que nous nous dirigions vers la sortie, Monceau a aperçu une mosaïque du coin de l’œil, sur une tombe et c’était bien une mosaïque de Jérôme Gulon.

jg2

J’ai alors pensé qu’il y en avait peut-être d’autres et alors que nous sortions, à l’extérieur, cette autre collée sur le mur du cimetière, un petit papillon, nous attendait.

jg

Un point d’orgue à notre promenade.

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Des jouets et des hommes

au Grand Palais, du 14 septembre 2011 au 23 janvier 2012
J’adore les jouets récents ou anciens, les jeux, les poupées, les jouets animés, les collections, les marionnettes et quand j’en ai l’occasion, je ne manque pas de visiter les musées ou expositions qui nous les montrent.
Je suis donc allée hier au Grand Palais, et si les deux premières salles m’ont mise en appétit et m’ont d’ailleurs donné des idées de visites à d’autres musées, j’ai été très déçue par la façon dont cette expo a été scénarisée.
Les jouets présentés étaient certes très intéressants, les visiteurs, tous ou presque d’un certain âge ou d’un âge plus que certain, à l’exception de quelques jeunes gens égarés, retrouvaient avec plaisir certains jouets et jeux de leur enfance et les commentaires allaient bon train.

Des Jouets et des Hommes

Mais la composition des vitrines et les explications données étaient si confuses qu’on y perdait son latin. Côte à côte, de la vaisselle miniature qui allait de l’Antiquité à une époque toute récente a attiré mon attention. Du coup, j’ai essayé de m’y retrouver dans les explications. Très mal placées, les explications sur des rectangles verticaux transparents situés soit sur les côtés des vitrines, et là, il fallait se tordre le cou pour lire, sans compter que la faible luminosité qui semble être la règle maintenant pour les expos n’aidait pas; soit en bas de la vitrine et là, il aurait fallu être à quatre pattes pour déchiffrer.
Une visiteuse s’est d’ailleurs fait morigéner pour s’être assise sur la planche qui longeait toute les vitrines. Chaque panneau comportait un plan totalement abscons, ressemblant très peu au contenu de la vitrine, comportant des numéros, et bien entendu, nul n’avait pensé à reporter ces numéros sous les objets présentés. Pourquoi faciliterait-on les choses aux visiteurs?

Une dame suggérait que c’était probablement pour donner une utilité au petit journal vendu cinq euros, qui probablement, -je ne l’ai pas acheté- décrivait plus précisément le contenu des vitrines. Un monsieur qui tenait l’audio-guide à l’oreille m’a indiqué qu’il était plein de généralités peu intéressantes.

Poissy, Musée du Jouet

Pris au Musée de Poissy, cité plus bas

Quelques vidéos que je n’ai pas regardées parce que revoir Nicolas et Pimprenelle ne me fascinait pas en ce lieu, des “installations”, c’est comme ça qu’on appelle maintenant tout ce que l’on ne sait pas comment nommer, une ou deux assez intéressantes, et puis quelques objets que j’ai trouvés particulièrement intéressants, peut-être parce qu’ils parlaient d’eux-même, ou encore que les explications étaient accessibles.
Une poupée (un petit garçon, bien sûr) qui sortait d’un chou
Une poupée dont le ventre contenait un bébé poupée.
Et puis deux poupées géantes, conçues pour les petites princesses anglaises je crois, et qui possédaient chacune une garde-robe créée par les plus grands couturiers de l’époque.
Les panneaux introductifs des salles étaient difficilement lisibles pour moi. Placés en hauteur, dans une semi obscurité, lettres blanches sur fond indécis, ajoutez à cela ma macula merdica, et je n’y arrivais pas.
Bon, OK, c’est ma macula merdica, direz-vous, mais j’ai entendu bien des gens à lunettes et sans lunettes se plaindre de l’obscurité et de la disposition des explications.
Ce que j’en ai retenu, c’est que nombre de jeux et jouets proviennent de trois musées français qui savent les exposer

  • Le musée du Jouet à Poissy, que j’ai visité, qui est à distance parfaitement marchable de la gare de Poissy, et qui est remarquablement fait. De plus, on a le droit d’y prendre des photos.
  • Le Musée des Arts et Métiers à Paris, où je me suis promis de retourner en mettant le paquet sur les jeux et jouets, lors de ma visite.
  • Le Musée des Arts Décoratifs où je suis allée une ou deux fois, sans jamais y remarquer les jouets.
  • Et puis quelques tableaux exposés, montrent ça et là des enfants en train de jouer et je m’en vais retourner au Louvre, en commençant par la peinture de la Renaissance et repérer des enfants qui jouent souvent au premier plan.
    Donner un thème à sa visite n’est pas désagréable.
    Donc, une exposition qui aurait pu être très riche si on avait pris la peine de penser au confort du visiteur au lieu de le traiter en cochon de payant.
    Allons, bon, voila que je râle encore.

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    Mon œil!!!

    sign
    Pour moi, ça, c’est fini

    Jusqu’à cette année, je n’avais pas besoin de lunettes. Mon œil droit totalement presbyte, voit très bien de loin et mon œil gauche,myope comme une taupe, voit parfaitement de près. Je faisais une visite chez l’ophtalmo tous les deux ans pour m’assurer que tout allait bien. Et je ressortais sans prescription.

    Depuis quelque mois, ma vue baisse. Je ne m’en suis rendu compte qu’un soir, au théâtre de Caen où j’avais été voir un opéra et ai été dans l’incapacité de lire les sur-titres.
    J’ai mis un peu de temps à réagir, parce que je ne vais pas à l’opéra tous les jours, mais tout de même, quand il y a un changement, il faut sans doute consulter. Et puis en y prêtant attention, je voyais toujours très bien de près, mais plutôt moins bien de loin.
    Je raconte tout ça à l’ophtalmo, qui convient qu’il y a une baisse d’acuité visuelle et je sors avec une ordonnance pour aller me faire faire des lunettes. Ce que je fais.
    Quand on me donne les lunettes, je constate qu’avec lunettes ou sans lunettes, c’est blanc bonnet et bonnet blanc. Je vois toujours très bien de près et plutôt flou de loin. Rien de tragique, d’ailleurs, vu que je suis habituée. S’il n’y avait pas eu cette histoire de sur-titres, je ne me serais sans doute rendu compte de rien.

    Je retourne voir l’ophtalmo, il essaie d’améliorer la correction, et tout à coup, de près avec mon œil gauche et un verre correcteur, je vois les mots déformés, un peu en zigzag, un mot qui descend un peu et le suivant qui remonte.
    Et tac !
    Gouttes dans les yeux, examen plus approfondi, et le couperet tombe, macula dégénérative. Et là, une succession de mots barbares auxquels je ne comprends rien, des explications contenant des mots comme druses, décompensation.

    Il me prescrit des vitamines, pas remboursées par la sécu, dont je sais que ça fera l’effet d’un cautère sur une jambe de bois, et un examen complémentaire, qui ne servira à rien sinon à confirmer ce que l’on sait déjà : j’ai une macula merdica, davantage d’un côté que de l’autre, mais mon œil droit ne se fait pas de souci, il sait bien qu’il y aura droit aussi.
    Alors je lis des tas de trucs sur Internet. Ce n’est pas si grave (tu parles!) on peut lire avec des loupes, appareiller son ordi pour qu’il affiche des caractères méga.

    Et tout ça, c’est sans compter la cataracte naissante. Parce la cataracte, ça s’opère très bien, mais manque de bol, quand on opère la cataracte, parfois ça rend la macula encore plus merdica qu’elle n’était.

    Et mon appareil photo, alors?
    Faut que j’en profite pendant que je peux, je suppose. Ou alors, faut que je devienne Monet, mais pour ça, il aurait fallu que je commence plus tôt.

    Au fait, “vieux”, c’est mieux que “troisième âge”, “personne âgée”, “sénior” et autres gracieusetés, mais pour ce qui est de la santé, c’est pas mieux du tout.

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    Langues étrangères

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    Je fais ça sur mon iPhone, donc pardonnez la rapidité et les fôtes possibles.
    Hier soir, j’ai acheté un yaourt au supermarché. Du moins, c’est ce que je croyais, puisque c’était dans un rayon où il y avait des marques que je reconnaissais.

    Ben non, en fait ce truc, c’est une sorte de crème fraîche liquide.
    Ah là là! Que n’ai-je appris le néerlandais ? Ceci dit, si j’avais vérifié la composition au lieu de me fier au ” light” sur le pot…
    285 calories pour 100g!
    On est toujours moins bête après coup!

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